fict : Depressed
No news from the star(s), pas de nouvelles des étoiles, j'attends je ne sais quoi, confirmation d'une obsession ; divertissement téléphoné ; je ne sais quoi, vraiment. Je me souviens de mots violés sur un ticket de métro violet ; je cherche des phrases toute faites mais l'imagination ne s'apprivoise pas ; je regarde inlassablement l'écran lcd ; je vide les dernière gouttes à présent chaudes d'une canette de coca en aluminium. J'attends, une cigarette se consume, elle porte le numéro 4, elle s'éteint et meurt, une autre monte au front et à mes lèvres. J'esquisse des situations, des histoires, qui se déroulent au bord de la mer, dans des pays loins, des rencontres. Le soleil traverse doucement, le temps défile au ralenti et les perforations de la pellicule créent un effet stroboscopique aveuglant. Les minutes se perdent en heures.
Je me retrouve pris à mon propre piège, trop de monde ici, je ne peux plus rien dire, il faudrait tracer un à un les passages, élaborer des stratégies de plus en plus complexes, à quoi bon ? Les contournements deviennent des détours sans fins, comme une déviation qui aurait l'absurde et dérisoire goût de tourner en rond. Les distances s'allongent, de plus en plus.
J'appelle Anna au secours, mais sa messagerie laisse penser qu'elle est occupée ailleurs. Je l'imagine à un déjeuner, à une réunion, dans un parc elle lit un livre, dans un bus elle rêve aux promesses oubliées, elle ne dit jamais ce qu'elle fait, ne raconte rien, me laisse ce soin.
Elle a mis dans son agenda,
Et juste en dessous un numéro
Rendez vous et trois points
De suspens.
Assertions sans fins.
Aux environs de juillet 29, 2003 05:43 PM